Au Togo, dans le domaine des fablab, Woelab a défié toute concurrence. Au cours de l’année 2019, la start-up n’a pas arrêté de dynamiser l’univers informatique au Togo. Et dans quelques instants, nous ferons un arrêt sur ses prestations remarquables. Mais avant, revenons quelque peu sur les fondements de la plus célèbre des fablabs en Afrique :
Woelab qui a la volonté de redéfinir la société de demain.

Sénamé Koffi Agbodjinou est un jeune togolais âgé de 37 ans dont le rêve était d’apporter une solution à la problématique des déchets informatiques dans la ville de Lomé. Après avoir suivi des études en architecture, il lance en 2012, la première fablab togolaise, Woelab. Il s’agit d’une plate-forme ouverte au public dans laquelle des outils informatiques sont mis à disposition des utilisateurs pour la conception et la réalisation d’objets. Elle permet aux architectes, designers, entrepreneurs et artistes de passer de la phase de conception à la réalisation d’un prototype. Ainsi, à travers Woelab, Sénamé Koffi et toute son équipe entendent doter les citoyens d’outils pour développer leur ville.

Des retombées remarquables

Grâce à Woelab, de nombreux projets ont pu voir le jour. En 2012, Afate Gnikou réussi à développer une imprimante 3D à partir des déchets électroniques à Lomé. Véritable innovation dans l’univers de la technologie au Togo, le projet reçut en 2014 le Global Fab Award (le prix de la meilleure invention d’un fablab des dix dernières années).
En 2013, Woelab participa au Nasa space App Challenge et décrocha la 30e place sur plus de 700 participants. Avec le temps, elle évolua en incubateurs et donna naissance à 11 autres start-ups, dans l’idée de développer une véritable Silicon Valley de l’informatique à Djidjolié.

La lutte contre le changement climatique

D’après l’architecte togolais Sémané Koffi, les villes en Afrique n’ont pas été construites en tenant compte des réalités locales. Elles devraient être le reflet de l’identité des peuples et démontrer leurs traditions et coutumes. Encore plus, les constructions et l’aménagement devraient tenir compte des particularités environnementales de chaque localité et utiliser des matériaux locaux et être façonnés par les habitants eux-mêmes. Ainsi, Woelab est une plateforme qui pourrait servir de base aux jeunes togolais pour la construction non pas de villages africains, mais de villes « africaines ».

Mise en place d’un écosystème tech

Vers la fin de l’année 2019, Woelab a signé un partenariat avec l’institut polytechnique Defitech afin de partager leur expertise pour promouvoir le développement des initiatives chez les jeunes en faveur de l’informatisation. C’est donc deux géants dans le domaine de la technologie au Togo qui se sont alliés pour la consolidation d’un écosystème tech à travers tout le pays.
Woelab est un espace innovant et une initiative exceptionnelle pour le développement numérique au Togo. Depuis sa création, la fablab n’a pas cessé de croître et de développer l’écosystème tech du pays. Elle fait la fierté du peuple togolais et du gouvernement. Cina Lawson, la ministre des Postes et de l’Economie numérique avait personnellement encouragé l’entreprise dans ses actions.