Le lundi 28 septembre 2020, Victoire Tomegah-Dogbé est nommée premier ministre du nouveau gouvernement togolais par décret présidentiel. Que savons-nous de la première femme à occuper le poste de chef de gouvernement du pays ? C’est ce que nous allons découvrir dans ce rapide CV de la nouvelle chef de l’Exécutif togolais.

Les études

Avant sa nomination au poste de premier ministre, Victoire Tomegah-Dogbé siégeait au gouvernement de Komi Sélom Klassou en tant que ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. Elle était également directrice de cabinet du président de la république, Faure Essozimna Gnassingbé.

Née dans la capitale Lomé, elle obtient son baccalauréat S en 1978, suite à quoi elle intègre la FASEG de l’université du Bénin (actuellement université de Lomé). Elle y obtient une maîtrise en sciences économiques et de gestion en 1982 (option gestion d’entreprises), et décide de poursuivre son parcours académique à l’université virtuelle de développement du PNUD New York, en association avec la Jones International University aux Etats-Unis. Madame Victoire Tomegah-Dogbé en ressort avec un diplôme de spécialisation, équivalent du diplôme d’études supérieures spécialisées, dans les domaines d’intervention couverts par le PNUD.

La carrière professionnelle et politique

Madame Victoire Tomegah-Dogbé fait ses débuts professionnels à l’Industrie Togolaise des Plastiques (ITP) où elle occupe, entre 1986 et 1988, le poste de chef du personnel, promue à celui de chef du service d’approvisionnement. En 1988, elle prend la direction financière et administrative à l’ITP, et ce jusqu’à 1992. Cette année, elle décide de quitter l’ITP pour occuper, pour une durée d’un an, le poste de responsable du réseau à Shell Togo. Elle revient à l’ITP en qualité de directrice générale de 1994 à 1998.

Elle rejoint ensuite le PNUD, en tant qu’assistante représentant résident, chargée des opérations du PNUD au Togo de 1999 à 2002. Elle est ensuite assistante représentant résident chargée des opérations du PNUD au Congo-Brazzaville entre 2002 et 2004. De 2004 à 2007, elle occupe le même poste au Burkina Faso, puis au Bénin de 2007 à 2008.

En 2008, alors qu’elle était en poste au Bénin pour le compte du PNUD, Faure Gnassingbé et le premier ministre de l’époque, Gilbert Houngbo, font appel à elle pour rejoindre le gouvernement en tant que ministre déléguée auprès du premier ministre chargée du développement à la base. En 2009, elle est nommée directrice de cabinet du président de la république.