L’épanouissement des citoyens à la base est le socle du développement national. Au Togo, à l’opposé des habitants des grandes villes du pays, les populations rurales ont faiblement accès aux infrastructures socioéconomiques de base. Pour rétablir la parité, les pouvoirs publics ont mis en branle des actions, menées sur le terrain par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb). Les transferts monétaires trimestriels en font partie. Avec la crise sanitaire provoquée par le nouveau coronavirus, les instigateurs ont renoué avec l’activité, mercredi 06 mai 2020. Cette fois-ci, les objectifs sont revus à la hausse.

Les transferts monétaires trimestriels, initiés dans le cadre du projet de Filets sociaux et services de base (FSB), ont été suspendus depuis le 24 mars 2020. Ceci a occasionné une perte de revenus pour les principaux bénéficiaires. Dans les calculs initiaux, le projet devait aider le gouvernement à toucher près de 61.000 ménages pauvres à la fin de l’année 2020 et 120.000 ménages à l’horizon 2021. Désormais, les autorités tablent sur 140.000 ménages vulnérables des 209 cantons les plus pauvres du Togo. Déjà, plus de 7993 ménages ont bénéficié de l’opération dans la région centrale. A cet effet, environ 179 milliards de francs CFA ont été débloqués par l’Etat.

15.000 francs pour chaque ménage pauvre

La reprise effective des transferts monétaires trimestriels permettra de soutenir durant six (06) mois la consommation et la capacité des communautés à la base à faire face aux chocs engendrés par la pandémie du covid-19, à travers une allocation trimestrielle de 15.000 francs CFA. Non seulement, le gouvernement, appuyé par la Banque mondiale, reprend le programme en milieu rural mais, l’étend à 79.000 nouveaux ménages. Ces transferts visent, au-delà des cas de vulnérabilité spécifiquement tributaires du covid-19, à accroître les revenus et la consommation des ménages ciblés ainsi que leur capacité à faire face aux difficultés socioéconomiques. Pour cette reprise, plusieurs villages des préfectures de Sotouboua et Tchaoudjo sont ciblés.

Une pierre deux coups

L’Anadeb ne compte pas seulement aider financièrement les personnes vulnérables. Elle profite de l’occasion pour les sensibiliser sur les comportements à adopter en cette période de crise sanitaire. Chaque paiement est précédé d’une sensibilisation. Les autorités traditionnelles, les membres des Comités villageois de développement (CVD) entretiennent les bénéficiaires sur les gestes barrières à respecter.