Au Togo, comme partout dans le monde, il n’y avait pas de manifestation pour le 1er mai, pour cause de Covid-19. Cependant, les syndicats restent déterminés à trouver d’autres formes originales pour transmettre les préoccupations de la classe ouvrière togolaise au gouvernement de Faure Gnassingbé. Les principaux groupements syndicaux du pays comme la coordination des syndicats de l’éducation du Togo ont profité de cette occasion du 1er mai pour accentuer les efforts de sensibilisation contre la pandémie du Covid-19.

 

Un impact inévitable sur l’emploi

 

Au-delà du domaine sanitaire, cette crise met le secteur économique à rude épreuve avec une sérieuse menace sur les emplois. La fermeture des entreprises et la mise en quarantaine des villes font que la crise de l’emploi n’est pas loin dans plusieurs pays et surtout ceux en voie de développement.

Même si les données sur la situation économique du pays ne sont pas encore disponibles, l’incidence de la pandémie sur les revenus des travailleurs au Togo est saisissable. Plusieurs travailleurs de l’informel, de l’hôtellerie ou du secteur des transports se sont retrouvés du jour au lendemain sans activité et sans rémunération.

Licenciés ou en chômage technique, la majorité des travailleurs togolais se sont retrouvés démunis suite à la crise sanitaire, sans aucun accord préalable avec les employeurs comme le recommande le Code du travail. Une situation dénoncée par les organisations syndicales en cette fête du Travail.

 

Le mot d’ordre est « solidarité »

 

Face à cette situation inhabituelle de la pandémie du Covid-19 et vue la particularité de cette crise, l’organisation internationale du travail (OIT) a invité les différents Etats à protéger les travailleurs et les employeurs par des mesures sociales afin de relancer l’activité des entreprises.

Au Togo et depuis le début de cette crise, le président Faure Gnassingbé, a ordonné la création d’un Fonds national de solidarité et de relance économique de 400 milliards de francs Fcfa afin d’accompagner les entreprises et protéger les citoyens les plus démunis.