Un nouveau décret du gouvernement togolais oblige désormais les personnes ou entreprises en charge de chantiers de génie civil à déployer la fibre optique, de manière systématique et à leurs frais. Une mesure qui, sans aucun doute, fera le bonheur des entreprises et des fournisseurs d’accès internet au Togo. Le point sur le sujet dans la suite de cet article.

Plusieurs travaux concernés

Le décret adopté par le gouvernement togolais concerne plusieurs types de travaux, notamment les travaux d’extension des réseaux d’eau, d’électricité, des réseaux routiers, portuaires, aéroportuaires et ferroviaires. C’est ce qu’affirme un communiqué diffusé par le ministère de tutelle, qui souligne que les travaux seront réalisés pour le compte de la SIN (Société d’Infrastructures Numériques), détenue à 100% par l’Etat. Par ailleurs, notons que les infrastructures routières ou électriques existantes vont également être mises à contribution dans le cadre des travaux de déploiement de la fibre optique. Ces travaux seront financés par des ressources mobilisées par le gouvernement togolais, en faveur de la SIN.

Raccorder les tours téléphoniques aux réseaux de fibre optique

Ce n’est plus un secret pour personne, le Togo ambitionne de moderniser l’économie et la société au travers du levier de la digitalisation. C’est dans cette optique qu’on prévoit désormais le raccordement des tours téléphoniques aux réseaux de fibre optique qui se trouvent à proximité. Selon la ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale, Cina Lawson, dans un contexte où le pays ambitionne d’étendre la couverture réseau internet à 95% de la population à l’horizon 2025, « il est plus que jamais urgent de réduire les coûts de déploiement et d’accélérer l’extension du réseau de fibre optique ».

Par ailleurs, la ministre rappelle que l’adoption de ce décret gouvernemental « vient faciliter l’aménagement numérique du territoire » et rappelle que « la mise en œuvre de la feuille de route du gouvernement qui place le digital au cœur du développement de notre pays, nécessite de généraliser l’accès Internet à très haut-débit et d’améliorer la qualité de service des réseaux mobiles ».