Le parlement togolais vient de valider, ce lundi 29 juin, le projet de loi autorisant l’ouverture du capital de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) au secteur privé, représenté notamment par le groupe Olam. Plus de détails sur le sujet dans la suite de cet article.

Une cession qui porterait sur 51% des parts de la NSCT

Le projet de loi validé par le parlement togolais, le gouvernement du pays peut donc entrer en négociation avec le groupe singapourien Olam, déjà présent sur le continent, afin de rendre effective la privatisation de la NSCT, créée en 2009 sur les ruines de l’ancienne Sotoco. Concrètement, le Togo compte céder tout ou partie de sa participation dans le capital de la NSCT, une information à confirmer.

Selon les informations de Togo First, la cession envisagée porterait sur 51% des parts de la NSCT, et devrait confiner l’Etat togolais à un rôle d’actionnaire très minoritaire au sein de cette société qui joue un rôle de tout premier plan dans la filière agricole du coton au Togo, avec quelques 9% des parts restantes.

Le gouvernement togolais rassure les producteurs et les travailleurs

Le gouvernement togolais de SEM Faure Gnassingbé se veut rassurant à l’égard des producteurs et des travailleurs de la filière du coton. Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances, annonce que le gouvernement assurera la veille afin de « préserver leurs intérêts » avec, à la clé, une prévision d’augmentation substantielle de leurs revenus dans les trois prochaines années.

Notons enfin que les cotonculteurs, la principale force de production du coton au Togo, sont réunis au sein de la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC), qui détient 40% du capital de la NSCT.