C’était un article fort bien rédigé paru dans le très connu journal Jeune Afrique où Dominique Strauss Kahn parlait de la décennie décisive qui arrivait pour l’Afrique. Il y exposait quelques points de compréhension et une manière de voir le continent très visionnaire.

Une approche visionnaire du développement économique partagée par Faure Gnassingbé

Dans cet article, donc, on peut y lire que beaucoup reste à faire dans les infrastructures de transport. Pour que les pays africains puissent devenir indépendants économiquement parlant, il faut absolument qu’ils se dotent d’infrastructures efficaces. C’est le point de vue partagé par SEM Faure Gnassingbé qui a eu la même vision en construisant son PND autour de l’axe n°1 destiné à faire du Togo une plateforme logistique pour la sous région. Il l’a d’ailleurs réaffirmé dans une tribune signée au même journal Jeune Afrique en novembre 2019.

De nombreux investissements ont été effectué au niveau maritime (création d’un troisième quai et d’un quai de transbordement) portant la capacité en tonnage conteneurisé du Port de Lomé de 2 309 683 en 2005 à 18 320 953 en 2018 ! Mais aussi au niveau aérien avec la mise au norme de l’aéroport international de Niamtougou et la modernisation de l’aéroport international de Lomé faisant passer le le trafic passager de 220 000 en 2005 à 809 044 de passagers en 2018 et le fret aérien de 9 790 tonnes en 2005 à 135.000 tonnes en 2018 !

Mais ce n’est pas tout, le secteur routier n’est pas non plus en reste :

Des infrastructures routières nécessaires et indispensables au développement économique du Togo

Lorsqu’on parle d’infrastructures routières et pour les connaisseurs du Plan National de Développement, on pense tout de suite à au projet de dédoublement de la nationale 1. En effet, l’axe Lomé – Ouaga est un corridor logistique de première importance qui fait office de cordon ombilical de la sous région. Il permet de desservir tout le pays en même temps que tous les pays alentours. Mais aujourd’hui un camion de marchandise effectuant le trajet Sud-Nord pour aller de Lomé à Cinkassé (à la frontière Burkinabé) mettra environ 48 heures pour faire les 657 kilomètres composant la route.

Les travaux engagés permettront, en 2022, d’effectuer la même distance en seulement 24h !

Mais les infrastructures routières ce ne sont pas que les grands axes. Le PND a également une vocation de développement économique et social des zones rurales enclavées et à ce titre ce sont pas moins de 6 653 km de pistes rurales qui ont été réhabilitées ou entretenues pour un montant de plus de 91 milliards de francs CFA.

De nouveaux tronçons ont également été construits : 1 356 km de route ainsi que 26 grands ouvrages qui ont, à eux seuls, mobilisés plus de 1 222 milliards de francs CFA.

Tous ces chiffres montrent bien que le gouvernement prend l’affaire très au sérieux et que le Togo est en passe de devenir le hub logistique de la sous région, confortant les estimations de croissances économiques que les analystes font pour le pays.