En Afrique, la démographie est galopante. En même temps, le risque de décès maternel est estimé à 01 sur 10 tandis qu’il est de 01 sur 7300 dans les pays développés. Ce fossé entre les deux comparaisons s’explique par un manque criard de soins maternels, le faible niveau d’instruction des populations, les difficultés financières, l’absence de suivi des grossesses, un accès difficile au infrastructures sanitaires etc. Depuis 2011, le gouvernement togolais subventionne en grande partie les frais de césarienne dans les hôpitaux publics. Cette initiative, ajoutée aux autres projets mis en œuvre pour la même finalité, a amélioré la santé maternelle sur l’étendue du territoire. Pour autant, les pouvoirs publics ne faiblissent pas d’ardeur.

Le chef de l’Etat nouvellement réélu, Faure Gnassingbé est convaincu que « le capital humain est le bien le plus cher de notre pays ». Il veut passer la vitesse supérieure en garantissant une assurance maladie universelle pour tous, en dotant chaque Centre hospitalier régional (CHR) d’un scanner. Il est également annoncé la construction de 06 centres de santé mère-enfant ; une banque de sang dans chaque région, 05 cliniques mobiles par région ; une gratuité du vaccin contre le cancer du col de l’utérus et par-dessus tout, la gratuité totale et sans conditions de la césarienne ainsi que la prise en charge des femmes enceintes dans le pays ; des engagements sociaux inscrits en lettres d’or dans le programme qui va être mis en œuvre au cours du nouveau mandat quinquennal.

Plus qu’une nécessité

En 2011, pour chaque cas de césarienne, la subvention s’élevait à 80.565 francs CFA. Les coûts liés à l’acte opératoire, les frais d’hospitalisation, les kits composés de médicaments, les bilans pré et post opératoires y sont inclus. Avec l’officialisation de la subvention accordée par l’Etat, les kits évalués à 50.565 francs CFA étaient offerts gratuitement. En réalité, l’Etat prenait en charge les autres coûts à hauteur de 20.000 francs CFA. Le bénéficiaire remettait simplement une somme de 10.000 francs. Tout calculé, avec la gratuité de la césarienne, 90% des charges étaient à la solde de l’Etat et 10% des frais revenaient à la responsabilité des familles.
Avec ce nouvel engagement qui permettra de subventionner à 100% les frais de césarienne et de prendre gratuitement en charge les femmes enceintes, le nombre de naissance par césarienne va s’accroître dans les centres de santé publics ; le nombre des femmes donnant naissance dans les hôpitaux par la même occasion. Mieux, les risques de décès maternel et de mortalité néonatale diminueront. Adieu les complications liées à l’accouchement.