Togo : Gros efforts d’Investissement dans les infrastructures routières

L’insuffisance quantitative d’infrastructures de transport routier demeure un obstacle pour le développement de l’économie du pays. Le réseau routier togolais est composé de routes nationales revêtues (1 724 km) et non revêtues (1 355 km), de voiries urbaines (1 783 km) et de pistes rurales (6 802 km), soit un total de 11 672 km avec une densité de 20,62 km/100 km2. Le constat est clair. Le ratio relatif aux routes revêtues est faible. A peine 21% des routes nationales sont bitumées. S’agissant des pistes rurales, des zones existent qui sont encore enclavées, y compris des zones à fortes potentialités agricoles. Face à cette situation, des efforts sont entrepris. Aujourd’hui, le réseau routier Togolais connait un essor considérable.

680 milliards FCFA injectés dans le secteur routier

L’Etat s’est engagé pour l’amélioration et la reconstruction des routes nationales inter-Etat revêtues. Sur la période couvrant 2010 – 2018, le Togo a réalisé des investissements de l’ordre de 680 milliards FCFA dans le développement et la modernisation des infrastructures
routières. Ces fonds ont servi à réhabiliter, aménager et bitumer plus de 800 km de routes ainsi qu’à réaliser des ouvrages d’art.
En février 2010, la construction de la route CEDEAO a permis de réduire les embouteillages.
Sur le bord de mer, la route nationale 2 qui s’étend du quartier d’Aflao (à l’ouest de Lomé) en direction de l’est jusqu’à Hillacondji, au Bénin, est entièrement réhabilitée dans le cadre du corridor Lagos-Abidjan.
La construction des voies de contournement de la faille d’Alédjo et des monts Défalé a largement contribué à faciliter la circulation sur la nationale n°1 et à réduire les risques d’accidents sur cette partie du tronçon. Afin d’améliorer les pistes rurales, les voies d’accès
aux zones de production agricoles, l’ossature du réseau national et la voirie urbaine, l’Etat a procédé au bitumage et à l’aménagement de 72 km de rues pour les voiries urbaines de Lomé et la voie de contournement de la ville de Lomé à partir de la zone portuaire.

Le pays ne compte pas s’arrêter là

La volonté affichée par les autorités de poursuivre les efforts dans le domaine de la construction des infrastructures est réelle. Le Togo vient de bénéficier d’un financement d’un montant de 12 milliards de F CFA de la part de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour la réhabilitation du tronçon Blitta – Aouda (centre du pays) d’une distance de 48km. Pour sa part, la Banque Africaine de Développement (BAD) a accordé 56 milliards de F CFA au Togo pour la réhabilitation de 100 kilomètres de routes entre Atakpamé et Blitta, au centre du pays. Cet axe est classé parmi les liaisons internationales stratégiques reliant les pays de l’hinterland et les pays côtiers de l’Uemoa. C’est le principal corridor routier d’importation du Burkina Faso.
La modernisation de la capitale avec le bitumage de plusieurs voies a rendu plus facile lacirculation en direction des grands quartiers périphériques.
En 2012, l’Etat a créé la Société Autonome pour le Financement de l’Entretien Routier (SAFER) pour un bon entretien de ces infrastructures dont la réalisation nécessite de gros moyens.