Togo, quand l’inclusion sociale et économique prend corps: la contribution du PRADEB et du PDC plus

Le PRADEB, Programme d’appui au développement à la base et le PDC plus, Projet de développement Communautaire et des filets sociaux. Deux initiatives aux objectifs bien précis : la réduction de la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie, l’insertion des femmes et des jeunes dans la vie économique, la réduction des déséquilibres géographiques et la cohésion. Mises en place par le gouvernement togolais et ses partenaires, elles visent une inclusion sociale et économique des populations vulnérables, un souhait cher au Président SEM Faure Gnassingbé.

Que représentent ces projets ?

Cofinancé par la BOAD et le gouvernement togolais, le PRADEB s’articule autour de plusieurs composantes, notamment le soutien aux activités économiques des groupements, l’appui à l’installation des plateformes multifonctionnelles, l’appui à la promotion de l’emploi des jeunes, la facilitation de l’accès des populations rurales à des services énergétiques modernes. Quant au Projet de développement communautaire et des filets sociaux (PDC+), sa mise en œuvre par le gouvernement avec l’appui de la Banque mondiale a pour finalité de doter les communautés vulnérables et en particulier la jeunesse rurale d’infrastructures socio-économiques de bases améliorées, de faciliter la création des activités génératrices de revenus et des emplois à travers des travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO), et l’accès à l’alimentation.

L’inclusion sociale et économique n’est pas un leurre

Le PRADEB et le PDC Plus et les autres projets mis en place par le gouvernement pour favoriser l’inclusion sociale et économique ont permis de construire 2554 infrastructures (780 salles de classes, 50 unités de soins périphériques, 170 forages, 118 marchés et magasins, 336 plateformes multifonctionnelles, 1100 autres infrastructures). Près de 6260 CDQ (Comités de développement de quartier) et CVD (Comités villageois de développement) ont été renforcés, restructurés et consolidés.
Avec les cantines scolaires mises en place 72 296 862 repas ont été offerts gratuitement à, en moyenne, 58 823 élèves par an depuis 2008. En matière de transferts monétaires en faveur des ménages pauvres, on dénombre 63 780 bénéficiaires de 2014 à 2019. Le Fonds d’inclusion financière pendant ce temps a accordé plus de 80,847 milliards de F CFA de crédits avec un taux de remboursement de 95 %. Quant aux travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO), ils ont créé plus de 250 000 emplois temporaires. Comme on peut le constater les différentes initiatives ont provoqué un recul de la pauvreté. Ainsi par exemple la réalisation des plateformes multifonctionnelles a favorisé l’accès aux services énergiques de proximité et l’agrandissement des activités dans 70 % des ménages
enquêtés provoquant une augmentation de revenus entre 25-50 %. Ces bilans confirment une réalité : l’inclusion sociale et économique progresse au Togo.