C’est pourtant un poids lourds chinois de l’énergie qui a obtenu et livré avec succès des chantiers tels que des parcs d’éoliennes au pakistan (250 MW), une centrale photovoltaïque au Kenya, des centrales hydroélectriques en Asie du Sud et en Afrique de l’Est.

Néanmoins Sinotec Company Ltd vient d’être condamnée par la BAD (Banque africaine de développement) au terme d’une enquête pour soupçons de fausse déclarations menée par Johann Benohr du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption.

En l’état, il semblerait que ces fausses déclarations aient été effectuées lors de 3 appels d’offres précis : celui du projet de centrale hydroélectrique de Rusumo au Rwanda, celui du projet de connectivité Last Mile au Kenya et celui du projet d’accès à l’électricité en milieu rural en Ouganda. Les mensonges porteraient sur les valeurs et dates des contrats de référence ainsi que sur les relations avec certains autres commissionnaires.

C’est donc une exclusion de 36 mois qui a été prononcée par la BAD à l’encontre de la Sinotec Company Limited, ne lui permettant plus aucun accès à des appels d’offres incluant une participation de la Banque Africaine de Développement.
Plus que cela, cette sanction sera répercutée par des organismes tels que la Banque Mondiale, la Banque interaméricaine de développement, la Banque asiatique de développement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.