Le Togo s’apprête à lancer son « Plan Marshall », rien de moins ! Le pays, qui a misé sur le Plan National de Développement (PND 2018 – 2022) pour assurer, justement, son développement, a été pris de cours par la pandémie de Covid-19 et ses retombées macroéconomiques majeures. Pour relancer son économie post-crise, le pays de Faure Gnassingbé s’apprête un ambitieux plan de soutien au secteur privé. Sandra Ablamba Johnson, ministre-Conseillère du Président de la République en charge du climat des affaires nous en parle.

Que fait l’Etat pour soulager le secteur privé en cette période de crise ?

Selon Sandra Johnson, le gouvernement togolais a pris toute une série de mesures fiscales et douanières afin de venir en aide aux différents opérateurs économiques en ces temps de coronavirus. Par exemple, le secteur de l’hôtellerie-restauration, durement touché par la crise sanitaire, pourra bénéficier d’un taux d’imposition réduit de 10%. Aussi, les contrôles fiscaux en cours en entreprise sont suspendus, ils restent cependant limités aux entreprises citoyennes.
Dans une optique d’allègement de la charge fiscale des entreprises, le gouvernement prévoit aussi la suspension des pénalités de retard pour les impôts arrivés à échéance au cours du deuxième trimestre et la revue des pénalités au profit des entreprises qui ont subi des contrôles fiscaux. De plus, l’Office Togolais des Recettes (OTR) procèdera à un allègement des actions en recouvrement envers les PME / PMI.

L’après Covid-19

Pour Sandra Johnson, « cette pandémie aura des conséquences à l’échelle mondiale qu’il est pour le moment impossible d’évaluer et par conséquent, un impact négatif sur l’économie locale ». Il est donc normal que l’on assiste déjà à une baisse de plus de 3 points du taux de croissance du PIB, alors que les prévisions initiales parlaient de 5,3% en 2020. Par ailleurs, on s’attend plutôt à une reprise timide dans le monde des affaires, si jamais la crise perdure. Néanmoins, toujours selon Sandra Johnson, « pour relancer l’économie, les mesures concrètes prises par le gouvernement et d’autres en cours de finalisation pour soutenir le secteur privé permettront non seulement d’amortir les chocs, mais aussi d’anticiper sur les risques d’aggravation, au cas où la pandémie perdurerait.