Menés depuis 2018, les travaux de rebasage du PIB au Togo ont abouti, officiellement, à une nouvelle date de base pour le produit intérieur brut du pays. Réunis à Lomé, le conseil des ministres du gouvernement togolais a adopté les résultats de ces travaux pour la réévaluation du PIB. Le point sur le sujet dans la suite de cet article.

2016 : nouvelle année de base des calculs

C’est l’année 2016 qui est désormais retenue comme base de calcul du PIB. Cela dit, l’opération consiste également en l’application de nouvelles méthodes statistiques internationales. A titre d’illustration, le PIB de cette année, calculé sous le Système de Comptabilité Nationale 2008 (SCN), passe à 3 574,4 milliards de FCFA, contre 2 618,1 milliards de FCFA suivant le SCN 1993, ce qui correspond à une réévaluation de 36,5%.

Pour le comité responsable de ce rebasage, « ce niveau de réévaluation du PIB en 2016 est imputable principalement à l’amélioration des sources de données avec une large couverture des cibles, surtout des activités informelles qui n’étaient pas suffisamment prises en compte dans l’ancien système (SCN 1993). Il est l’effet des nouveautés apportées par le SCN 2008 dans la prise en compte notamment des marges commerciales et de transport, de la recherche et développement ainsi que des services d’intermédiation financière indirectement mesurés ».

Le résultat de ce rebasage est l’évolution du PIB nominal de 3 951,4 milliards de FCFA en 2018 et 4 230,6 milliards de FCFA en 2019, à respectivement 2 979,6 milliards de FCFA et 3 216,8 milliards de FCFA.

L’impact sur la dette et le taux de pression fiscale

Naturellement, la réévaluation a un impact positif sur plusieurs critères de convergence, notamment le taux d’endettement, qui se situe désormais à 51,9% en 2019, contre 68,3% dans l’ancien système de comptabilité. Pour l’année en cours, les prévisions révisées parlent d’un taux d’endettement de 51,8%, au lieu des 68,6% initialement attendues.

Eu égard à la pression fiscale, elle est passé de 20,8% à 13,6% en 2019, et de 21,1% à 14,6% en 2020 (selon les prévisions). La norme s’établit donc à 20% au minimum.