Depuis des temps immémoriaux, le Port autonome de Lomé (PAL) représente la clé de voute de l’économie togolaise. Seul port en eau profonde parmi les pays de l’Afrique de l’ouest, il doit sa particularité au principaux quais qui le composent, en l’occurrence le troisième quai. Comment contribue-t-il au rayonnement du Port?

Evalué à près de trois cent (300) milliards de francs CFA sur fonds propres, le troisième quai du Port autonome de Lomé, réalisé par Togo Terminal, a été inauguré en octobre 2014. Comparé aux autres pays de la sous-région, il présente des caractéristiques qui forcent l’admiration : 450 mètres de longueur ; 15 mètres de profondeur ; deux (02) postes d’accostage ; des équipements de manutention (02 portiques de quai, 04 portiques de parc grues RTG) ; une surface de stockage de 36 hectares de terre-pleins etc. Il est long de 450 mètres avec un tirant d’eau de 15 mètres et pourra accueillir les portes conteneurs venus d’Asie. Par ailleurs, il renforce la modernisation des installations du port, constitue une puissante plateforme de réexportation vers les pays voisins enclavés (Niger, Mali et Burkina par exemple), permet la rapidité des opérations et une excellente connectivité avec les pays limitrophes.
Principalement, il s’agit d’un outil d’intégration dans la sous-région qui vise à accroitre la compétitivité et l’attractivité du Port de Lomé, à faire de celui-ci une principale porte d’entrée pour les pays de l’hinterland. En réalité, grâce au troisième quai, long de quatre cent (400) mètres, le Port autonome de Lomé peut accueillir des portes conteneurs de troisième génération pouvant transporter sept mille (7000) conteneurs de vingt (20) pieds.
Par-dessus tout, cette réalisation contribue suffisamment à réduire le chômage, favorise le transfert de compétence et constitue de surcroît un maillon essentiel pour le développement économique du Togo. Depuis sa création, le troisième quai permet au Port autonome de Lomé (PAL) d’accueillir au minimum un millier de navires par an (dont des bâtiments méga porteurs à fort tirant d’eau). Le troisième quai a permis au port de tripler sa capacité de stockage et de se positionner comme une importante plateforme commerciale et compétitive dans la sous-région, capable d’attirer des compagnies maritimes. En 2014, les prévisions, en ce qui concerne les prémices du nouveau quai, faisaient état de la création d’au moins cinq cent (500) emplois directs et de huit cent (800) emplois indirects, essentiellement pour la main-d’œuvre locale.