A fin 2019, le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest, Projet Togo, plus connu sous le nom de PPAAO – TOGO, affichait un taux d’exécution du 95%, soit 112 activités réalisées sur 118. Au bout de près de dix ans d’activités, ce programme ambitieux profite aujourd’hui à plus de 600 000 bénéficiaires (613 610 plus exactement, dont 40% de femmes), soit 23% de plus que les 500 000 ciblés initialement. Plus d’infos sur le sujet dans la suite de cet article.

Un programme global et transversal

Le PPAAO – TOGO est un programme global et transversal qui impacte le secteur agricole togolais à plusieurs niveaux. En effet, le projet a réussi à générer 14 technologies améliorées de production durable de produits d’origine végétale et animale, telles que le système de riziculture intensive, les étuveuses, les fours multi-combustibles, las sacs-pics, les cannes planteuses, les égreneuses multifonctionnelles…

Concrètement, ce sont plus de 101 000 bénéficiaires (contre 100 000 envisagé initialement) qui ont pu adopté ces nouvelles technologies, connues désormais par la grande majorité des producteurs du pays (87%). En termes de couverture, on parle d’environ 365 000 hectares, un résultat exceptionnel.

Amélioration des résultats par la transformation biologique

En plus des aspects techniques et technologiques, le PPAAO a aussi participé à l’amélioration des résultats par la transformation biologique. En effet, depuis sa mise en œuvre, ce programme a pu fournir plus de 1 600 géniteurs ovins et caprins (chèvres et moutons) de haute performance au Centre de recherche agronome de la Savane humide (CRASH), piloté par l’ITRA (Institut togolais de recherche agronomique). Ainsi, on a pu augmenter la productivité, mais aussi le cheptel des éleveurs et améliorer leurs revenus.

Rappelons enfin que le PRAAO est un projet à caractère gouvernemental appuyé par le Groupe de la Banque mondiale. Il a été lancé en 2011 dans le sillage du PNIASAN (Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle), et s’inscrit plus globalement dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest.