En dépit d’une conjoncture mondiale largement défavorable, marquée par des tensions commerciales et la persistance de la menace sécuritaire, l’économie togolaise a réussi à maintenir sa dynamique de croissance en 2019. En effet, la croissance du PIB du Togo s’est accélérée, passant de 4,9% en 2018 à 5,3% en 2019, notamment grâce à l’accélération des investissements publics et l’expansion des secteurs industriel et agricole. De plus, l’inflation est restée modérée, principalement du fait de la réduction des prix des produits alimentaires et de la communication, mais aussi de la baisse des prix internationaux du pétrole.

Le PIB, c’est quoi ?

PIB signifie Produit Intérieur Brut. C’est un indicateur économique souvent utilisé et qui représente la richesse créée au cours d’une année dans une économie. Ces « richesses » correspondent en fait à la valeur ajoutée créée, c’est à dire au « résultat » d’une économie : chiffre d’affaire moins les charges.

La croissance économique, elle, exprime l’augmentation du PIB sur 2 années, une fois retirée l’augmentation des prix. On peut donc définir la formule suivante :

Croissance Économique = Évolution du PIB – Inflation

A noter que ces indicateurs ne sont pas toujours révélateurs de la santé économique et financière d’un pays puisqu’il existe une part d’économie parallèle, ou souterraine, également appelée économie informelle au Togo et qui comprend toute l’activité rémunératrice mais non déclarée (donc non soumise à impôts).

Evolution du PIB du Togo entre 2012 et 2022

Ces statistiques montrent le taux d’évolution du PIB du Togo par rapport à l’année précédente entre 2012 et 2022. Par exemple, en 2014, le PIB du Togo avait augmenté de 5,4% par rapport à 2013. De plus, selon les estimations du Fond monétaire international (FMI), le produit intérieur brut du Togo devrait augmenter de 5,6% entre 2021 et 2022, un exploit quand on place ce chiffre dans le contexte difficile du coronavirus et de la crise économique qu’il induit :

  • 2012 : 5,91% ;
  • 2013 : 6,1% ;
  • 2014 : 5,4% ;
  • 2015 : 5,3% ;
  • 2016 : 5% ;
  • 2017 : 5% ;
  • 2018 : 5,3% ;
  • 2019 : 5,4% ;
  • 2020 : 5,6% ;
  • 2021 : 5,6% ;
  • 2022 : 5,6%.

Perspectives économiques au Togo

Au Togo, les perspectives économiques sont pour le moins encourageantes, avec une croissance qui devrait atteindre, nous l’avons vu, 5,6% en 2020, et le même taux en 2021 et 2022. Cela est dû à une gestion monétaire prudente, et la bonne santé globale du secteur de l’agriculture, le premier employeur du pays. En outre, le taux d’endettement devrait être en deçà de 70% du PIB en 2020. Quant au déficit budgétaire moyen, il ne devrait pas dépasser les 2,1% du produit intérieur brut.

Par ailleurs, les investissements en infrastructures énergétiques et de transport ont fait passer le taux d’investissement de 12 à 26% du PIB, sur la période s’étalant entre 2012 et 2015. Et malgré le fait que les dépenses en capital de l’Etat ont été réduites de plus de 40%, dans le cadre du programme macroéconomique 2017 – 2019 visant à baisser le taux d’endettement en deçà de 70% du PIB en 2020, la dynamique de croissance ne s’est pas estompée : 4,9% en 2018 et 5,1% en 2019. Cette croissance est le fait de l’amorce de réformes pour élargir l’espace budgétaire, améliorer le climat des affaires, et soutenir les filières énergétiques, agro-industrielles, logistiques et numériques.

Résultat : la rigueur budgétaire du Président Faure Gnassingbé, couplée à la baisse des dépenses en capital, ont ramené le déficit budgétaire de 8,3% du PIB en 2016 à 2,7% en 2019. De même, le compte courant s’est également amélioré, passant d’un déficit de 9,9% du PIB en 2016 à seulement 3% en 2018, notamment grâce à une baisse de plus de 20% des importations suite à la fin des grands travaux d’infrastructures.