La pandémie liée au covid-19 a sérieusement impacté l’économie mondiale. Aujourd’hui, plus de 20 millions d’emplois sont menacés en Afrique. De fait, le Togo pourrait tomber dans une récession selon des spécialistes. Vu la délicatesse de la situation, le gouvernement a décrété l’état d’urgence sanitaire et d’autres mesures sociales qui affectent les citoyens et quelques structures particulières. Dos au mur, les acteurs économiques attendent un soutien de la part du gouvernement qui n’a pas tardé à réagir. Il a mis en place de nouvelles mesures fiscales et douanières, capables d’assister les opérateurs économiques.
« Pendant cette période critique, il n’y aura pas de laissé pour compte », a martelé le chef de l’Etat lors de son discours à la nation le 1er avril 2020. Faure Gnassingbé a joint l’acte à la parole. Désormais, les activités d’hôtellerie et de restauration, durement affectées, ne subiront qu’un taux d’imposition de 10%. A cela s’ajoute la suspension des contrôles fiscaux en cours en entreprises et les limites aux entreprises citoyennes. Autre faveur, la suspension des pénalités de retard pour les impôts qui arrivent à échéance au cours du 2ème trimestre et la revue des pénalités au profit des entreprises qui ont subi des contrôles fiscaux. Conséquence directe, l’allègement de la charge fiscale pour les entreprises.
Par ailleurs, un accompagnement sera proposé aux entreprises individuelles qui se trouveraient dans l’impossibilité de déposer leurs états financiers dans les délais prévus et aux entreprises sociétaires qui ne pourront pas exécuter cette obligation fiscale d’ici le 30 avril prochain. Principale coordonnateur de cette action de l’Etat, l’Office togolais des recettes (OTR) procédera à un allègement des actions en recouvrement en général et en particulier envers les Petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI). Cet allègement fiscal va se matérialiser par l’octroi des plans de règlement échelonné à la demande et une flexibilité dans la gestion des restes à recouvrer auprès des contribuables en général et particulièrement les PME/PMI.
Pour l’heure, les chercheurs n’ont pas annoncé de date à laquelle la crise sanitaire sera totalement endiguée. C’est d’ailleurs complexe, surtout que jusqu’ici, aucun vaccin ni remède n’a encore été communiqué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Chaque gouvernement essaie de prendre des mesures selon le contexte de l’évolution de la maladie sur son territoire. En attendant qu’une solution définitive ne soit trouvée, les entreprises devraient encore lutter pour leur survie. Néanmoins, les mesures douanières et fiscales prises par le gouvernement togolais en leur faveur leur permettront de tenir jusqu’au bout.