On connait la part que tient l’extraction du phosphate dans l’économie togolaise et il est important de souligner que le sous sol du pays contient peu de richesses mais contribue grandement au développement du Togo. Le gouvernement et le ministère des mines ont eu une année riche en réformes, développement et nouvelles lois avec, toujours pour buts sous jacents, la préservation de l’environnement, un impact moindre sur la vie des populations tout en améliorant leurs conditions de vie et le développement du pays.

D’avril à décembre 2019, l’agenda de l’industrie minière togolaise à plein régime

Cela a commencé avec de nouvelles filières universitaires au sein de l’Université de Lomé dédiées à l ‘industrie extractive et au secteur minier. Ces deux filières étaient prévues par le Projet de Développement et de Gouvernance Minière et sont 2 licences :

  • une licence en Géologie minière
  • une licence en Chimie analytique

Ouverture d’une nouvelle concession d’exploitation d’argile dans la région de la Kara à Dankpen. Ce gisement devrait contribuer grandement à augmenter les revenus miniers de l’Etat et la concession a été remportée par ICA Invest en Juillet.

Dans le même temps, le gouvernement de Faure Gnassingbé prépare une modification du code minier pour encadrer les différents types d’investissement et s’assurer que les activités minières contribuent bien à la croissance économique du pays et à la réduction de la pauvreté.

En octobre, une étude menée par l’Inseed confirme le fait que les petites exploitations minières contribue grandement à l’économie. Même si les mines sont de petites tailles, leur grand nombre et l’implication des unités les exploitants génèrent un Chiffre d’Affaires de 18 milliards de FCFA et emploient plus de 10 000 personnes ! Il en existe 1 621 réparties sur l’ensemble du territoire.

Toujours en octobre, l’Etat autorise l’exploitation du gisement de manganèse de Nayéga s’élevant à près de 8,5 millions de tonnes. Le permis est accordée à la Société Générale des Mines.

Le gouvernement fait paraître un rapport révélant que les togolais sont sensibles à l’impact de l’exploitation minière sur leur environnement et voit d’un oeil positif les entreprises soucieuses de l’environnement. Le but est de relever les défis de préservation de l’environnement tout en permettant l’exploitation des ressources contenues dans le sous sol du Togo.

Puis en décembre sont adoptés de nombreuses réformes : nouveau texte pour améliorer la réinstallation des  populations affectées par les activités minières avec l’adoption de la politique de réinstallation des populations (CPRP) ; la mise en place d’un nouveau cadastre minier informatisé (SCM, SIGM) pour la gestion des titres  et des permis.

L’année s’est ensuite cloturée par la tenue d’un forum national dont le thème était “L’exploitation minière au service du développement durable”.

Enfin la bonne nouvelle de 2020  c’est la construction d’une usine de CimTogo à proximité du port de Lomé pour un montant de 30 milliards  de dollars ! Cette unité de production devrait, dès 2021, employer une centaine de togolais et générer d’autres emplois indirects.
Surtout, c’est la confirmation que le secteur minier contribue à faire du Togo un pôle de transformation et un hub logistique d’importance, venant valider par là les objectifs du PND.