Les magasins fermés, les manifestations sportives et culturelles annulées, l’industrie est au ralenti et les bourses plongées dans l’incertitude… Le coronavirus Covid-19 frappe l’économie mondiale de plein fouet alors que les pays se barricadent.
Au Togo comme partout dans le monde, la propagation assez rapide de la pandémie, si elle ne s’arrête pas, va fortement déstabiliser les chaînes de production et d’approvisionnement, geler l’investissement et fera diminuer la consommation, menant vers un risque réel de récession générale.
Pour faire face à cette situation, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), se focalise en ce moment sur les mesures à prendre afin de réduire les retombées économiques et sociales de la pandémie sur les pays ouest-africains surtout que les économies de ces pays sont très dépendantes des exportations de matière première vers l’Europe et la Chine, les deux principaux foyers de la pandémie.
Selon les médias, un plan d’action devrait être élaboré dans quelques jours pour que les pays ouest-africains puissent réagir à cette crise qui se manifeste progressivement.
Au Togo, même si le nombre de cas confirmés est encore gérable, le gouvernement de Faure Gnassingbé se prépare au risque d’une aggravation de la situation sanitaire et a déjà pris les mesures qui s’imposent afin de contrer le coronavirus Covid-19.
Ainsi, de nouvelles dispositions ont été récemment mises en place par le gouvernement togolais afin de maîtriser la propagation de la pandémie et mettre à l’abri le pays contre les dangers d’une crise sanitaire éventuelle.
Pour rappel, les dernières mesures prises ce vendredi 20 mars consistent, en plus de la fermeture des écoles et des universités, le blocage des villes de Lomé, de Sokodé, de Kpalimé et de Tsévié ainsi que la fermeture des lieux de cultes et des discothèques.