Au Togo et un peu partout en Afrique, plusieurs espèces d’arbres forestiers sont aujourd’hui menacées de disparition. C’est notamment le cas de l’iroko, de son nom scientifique Milicia excelsa, auquel le pays accorde une attention particulière. Cet arbre majestueux, ayant souvent une dimension spirituelle, pousse en forêt dense et dans les galeries forestières en savanes. Eclairage.

La fondation HeidelbergCement valorise les graines d’iroko

Dans le but de conserver l’iroko, une espèce d’arbre menacée, la fondation HeidelbergCement a décidé de valoriser ses graines à Tabligbo, plus précisément dans la pépinière de SCANTOGO. C’est dans cette dernière qu’est installé le centre de multiplication des plantes ligneuses et vivaces pour la promotion de la biodiversité en carrière et l’agroforesterie sur une superficie de 3 hectares.

En plus des graines de l’iroko, la fondation assure dans ce centre la reproduction de plusieurs autres espèces en voie de disparition. Cela part du constat selon lequel la gestion rationnelle des ressources naturelles renouvelables passe inéluctablement par l’analyse et la maîtrise des multiples interactions entre l’homme et l’écosystème forestier afin de préserver l’environnement au Togo.

Les riverains attirés par les graines d’iroko

Selon Vignon Agboti, le gérant du centre de multiplication, la plupart des riverains sont très attirés par les graines d’iroko. « Etant donné que l’iroko contribue au traitement de 45 maladies et que c’est un arbre avec des dimensions spirituelles, ses graines attirent plusieurs visiteurs dans la pépinière de SCANTOGO. Cet arbre, qui peut atteindre une hauteur de 50 m, a une richesse naturelle et traditionnelle importantes », avait-il déclaré.

Agboti a continué en expliquant le processus selon lequel la valorisation des espèces se fait : « nous cherchons des parties végétatives de certains plants que nous essayons de reproduire ici dans la pépinière. On les arrose jusqu’à ce qu’ils grandissent pour la mise en terre. Après 3 ou 4 mois, nous avons des parcelles de reboisement au niveau de SCANTOGO et on a des parcelles de reboisement compensatoire au niveau de la population riveraine qui ont besoin de ces plants pour reboiser ».