Le transport maritime est très vital pour les économies parce qu’il représente plus de 90% du transport commercial mondial, fournit les combustibles, la nourriture et les matières premières essentielles à la vie. Le métier de la mer a des débouchés potentiels très diversifiés : pêche, aquaculture, navigation, économie maritime, marine nationale, océanographie, protection du littoral, transformation des produits de la mer, ingénierie marine, construction navale. Il convient alors d’organiser et de sécuriser le secteur pour une économie bleue plus prospère. Faure Gnassingbé l’a bien compris.

Selon les statistiques du Bureau maritime international pour l’année 2018, sur 201 cas d’attaques de piraterie et de brigandage dans le monde, l’Afrique de l’Ouest compte 87 cas soit 43% sur le plan mondial. Le Golfe de Guinée enregistre 82 cas soit 41% sur le plan mondial et représente 94% des attaques, faisant de lui l’épicentre de la piraterie. Le rapport de 2018 indique que le Golfe de Guinée a enregistré au cours de cette période quatorze (14) kidnappings et a été témoin de six (06) détournements de navires. Même constat pour les tirs sur des bateaux où l’on dénote treize (13) cas dans cette zone sur les dix-huit (18) qui ont survenu dans le monde entier. Mais, on observe une sérénité absolue au Togo qui ne ménage aucun effort pour protéger ses côtes.

Le Togo veut faire du secteur maritime un vivier du développement économique et de l’espace maritime, il entend faire un hub de transport international. Beaucoup de facteurs lui permettent d’y parvenir en l’occurrence la capacité du port autonome de Lomé à accueillir des navires de dernière génération, le seul port en eau profonde de la sous-région. Ces dernières années, on assiste à une modernisation de la logistique portuaire soutenue par une gouvernance maritime renforcée et rénovée par l’action de l’Etat en mer. La question de la sécurité maritime s’avère nécessaire vu le poids de l’économie bleue dans la croissance.

Le Togo renforce sa résilience face à la menace de la criminalité grâce au Haut Conseil pour la Mer

L’insécurité maritime (provoquée par des trafics illicites d’armes et de drogue, le phénomène de l’érosion côtière, la montée de la piraterie maritime, la pêche illicite non déclarée et non règlementée, le terrorisme grandissant entre autres) constituent des menaces qui entravent l’espoir que suscite l’économie bleue. Au Togo, des efforts sont entrepris pour préserver les intérêts maritimes, garantir la sureté et la sécurité maritime et portuaire ainsi que la protection de l’environnement marin.

Le Haut conseil pour la mer (HCM) a été créé en 2014 à cet effet. Cet organe a pour mission de lutter contre la piraterie maritime dans les eaux territoriales et dans le Golfe de Guinée. Il coordonne les dispositifs de sécurité et de lutte contre la pollution marine dans le domaine maritime et portuaire pour des interventions efficaces en cas d’éventuelles menaces et participe à la définition des orientations de la politique maritime du Togo.