Dans une économie mondiale de plus en plus tournée vers les nouvelles technologies, la transformation digitale s’impose, comme l’un des leviers de la croissance économique du Togo. Cette transformation profonde s’opère de manière progressive dans tous les secteurs d’activité. Les enjeux sont de taille. La digitalisation devient un atout majeur pour mesurer le dynamisme de l’économie d’un pays et un puissant facteur d’attractivité pour les investisseurs.

Un Plan de Développement National orienté nouvelles technologies

Au Togo, le président Faure E. Gnassingbé, a très vite réagi à cette nouvelle réalité macroéconomique par l’adoption par le gouvernement en 2018 d’un plan national de développement intégré, articulé autour de trois principaux leviers, doter le pays d’une infrastructure logistique et d’un centre d’affaires répondants aux normes internationales ; créer des pôles de transformation agricole et développer les structures industrielles et extractives ; mettre en place des programmes sociaux avec des mécanismes d’inclusion.

Pour que la transformation numérique gagne du terrain beaucoup plus vite et de manière progressive, le Togo, à travers le PLN envisage l’élargissement du périmètre d’action des acteurs économiques et sociaux à travers la généralisation des nouvelles technologies pour toucher tous les secteurs dans le pays. Afin d’y parvenir, le Togo doit investir massivement dans l’infrastructure numérique et dans le développement du réseau de télécommunication.

Lors de sa visite au pays, il y a quelques jours, sur invitation du président Faure E. Gnassingbé, Jack Ma, le fondateur du groupe Alibaba, avait alors longuement insisté sur le rôle essentiel du numérique dans l’éclosion de l’économie togolaise.

Les quatre leviers du développement numérique

Dans cette perspective, la stratégie digitale du gouvernement togolais s’appuie sur quatre leviers majeurs :

  • Les incitations fiscales : encourager l’accès de tous les produits et services numériques à un coût accessible et à tous les citoyens, permettra de garantir la compétitivité de l’économie nationale à travers des équipements et des services high-tech fiables et performants. Ainsi, depuis 2017, le gouvernement avait commencé l’exonération fiscale des importations d’équipements numériques.
  • E-gouvernement : assurer un service administratif de qualité pour les citoyens et les entreprises à travers des plateformes dématérialisées permettrait plus de transparence dans l’application des procédures administratives et une meilleure interconnexion entre les différents organismes de l’État.
  • E-éducation : impossible de penser la transformation numérique sans aborder le système d’éducation et de la formation. La formation des ressources humaines nécessaires pour la mise en place et le développement des infrastructures numériques est une condition pour assurer la pérennité et la qualité des installations. Le domaine digital évolue de manière vertigineuse. Le maintien de la compétitivité de l’économie du pays passera, sans aucun doute, par une formation de qualité de ses ressources humaines.
  • la création d’incubateurs pour les startups et des centres d’innovation afin d’assurer un meilleur accompagnement des idées novatrices des jeunes entrepreneurs togolais et encourager la recherche et le développement.

Il faut rappeler que le processus de digitalisation au Togo a commencé depuis déjà plus d’un an, par la mise en place sur le plan fiscal, d’un système de télépaiement des impôts et taxes pour les grandes et moyennes entreprises togolaises. La création du porte-monnaie électronique du paysan Agri-Pme pour le suivi des subventions aux agriculteurs. Aussi, le Trésor togolais avait réussi à numériser toute sa chaîne de paiement, ce qui réduit, de manière tangible, les délais de règlement des valeurs.