Initiative ambitieuse et nécessaire du Ministère du développement à la base sous la direction de Victoire Tomegah Dogbé lancée en mars 2011, le projet d’appui à l’insertion professionnelle des jeunes artisans (PAIPJA) vise la promotion et l’encouragement de l’auto-emploi des jeunes diplômés issus des centres de formation professionnelle. Pour y arriver, il est procédé à l’identification  des jeunes artisans diplômés en difficulté d’installation en vue d’exercer le métier appris. Les intéressés bénéficient dans le cadre du projet, de l’appui et l’accompagnement dans le but de consolider leurs compétences et faciliter leur insertion sur le marché du travail.

Dans ses attributions, le programme facilite l’accès des jeunes artisans au micro crédit, ce qui naturellement contribue à l’amélioration des revenus et des conditions de vie des jeunes artisans. Il propose une offre de formation en entrepreneuriat ainsi que la fourniture d’équipements  et outillages de travail aux jeunes selon leurs corps de métier.

Prévu pour une durée de 5 ans, le programme a coûté 2,5 milliards de FCFA financés en grande partie sur les ressources de l’Etat, mais aussi de l’UEMOA à travers le Programme d’Appui aux Petites Entreprises (PAPEA) et du secteur privé.

Résultats encourageants

Depuis le démarrage du projet en 2011, les résultats suivants ont été enregistrés : 6 521 jeunes artisans formés en techniques de créations et de gestion de micro entreprises ; 10.500 jeunes artisans sont équipés avec des kits de travail ; 100 millions FCFA de fonds de garantie mis en place auprès de la CECA pour le financement des bénéficiaires au taux de 9% ; Plus de 200 jeunes artisans financés par la CECA pour un total de 91 965 000 FCFA.

Notons que depuis 2016, le volet « appui en matériel » du PAIPJA cible  les jeunes volontaires d’engagement citoyens et les apprentis des Centres d’Initiation Professionnelle (CIP) et des  Centres Ruraux d’Activités Socio-éducatives (CRASE) tandis que le volet « facilité d’accès au financement » est exécuté à travers le produit AJSEF du FNFI.

Le secteur de l’artisanat constitue l’un des axes susceptibles de contribuer efficacement à la réduction du chômage en particulier et de la pauvreté en général. Le gouvernement le sait et joue déjà sa partition à travers la mise en place de divers programmes qui promeuvent l’emploi des jeunes. Mais les grandes entreprises du secteur privé doivent aussi suivre la dynamique.