Le Togo mise gros dans l’évolution des activités maritimes en accordant une place de choix aux métiers de la logistique. Normal quand surtout le premier axe du Plan National de
Développement
(PND 2018-2022) ambitionne de faire du pays un hub logistique et un centre d’affaire de premier ordre dans la sous-région.

Des capacités qui triplent

Ces dix (10) dernières années le développement du Port Autonome de Lomé (PAL) a été très rapide. Ses capacités de traitement ont triplé. Mutation des infrastructures confirmée, qui s’affichent aujourd’hui, comme les plus modernes de la sous-région ouest africaine, faisant partie des meilleurs au plan continental. C’est la résultante de la volonté manifeste des plus hautes autorités du pays et un projet qui tient à coeur à SEM le président Faure Gnassingbé.

Le port de Lomé s’adapte aux besoins des opérateurs économiques pour leur permettre de disposer de leurs marchandises en tout temps. Il est ouvert 24h/24 et 7 jours/7.

Des Conditions nautiques exceptionnelles et rapidité des opérations au pal

Seul port en eau profonde de la sous-région (tirant d’eau de 13 mètres), il dispose d’infrastructures et d’équipements adaptés à des trafics diversifiés. Son bassin est délimité par deux digues 950 m et 1729m de long qui le protègent de l’ensablement. Lomé bénéficie d’un marnage faible (1.20m) et de vents modérés.

Grâce à son statut de port franc, il offre des opportunités sans limites ; la manutention et le transfert des marchandises dans l’enceinte s’effectuent sans contraintes douanières. Mention est aussi faite de la simplification des procédures et des formalités. Ce qui a permis d’améliorer l’attractivité du PAL qui demeure la seule infrastructure portuaire d’Afrique de l’Ouest, susceptible de desservir plusieurs capitales en une journée.

Naturellement, il attire toutes les compagnies maritimes du monde.

Quand le choix de Lomé repose sur des arguments solides

le pal fer de lance de l'économie togolaiseLe gouvernement veut porter la capacité du port togolais à 4 millions de conteneurs par an et en faire une plateforme moderne de référence dans la sous-région africaine. Déjà, il affiche un trafic de plus de 8 millions de tonnes de marchandises, accueille un millier de navires surtout de dernière génération par an.

Sa capacité de stockage a triplé grâce au troisième quai construit par Togo Terminal. Entre 2013 et 2017, le trafic conteneurs au Port de Lomé a presque triplé. De 311 470 en 2013, le volume de conteneurs vingt pieds (EVP) manutentionnés a connu une hausse de plus de 283%, pour atteindre 1 193 841 l’an dernier, indique l’édition 2017 du Rapport sur l’Aide publique au développement (RAPD2017). Il a triplé son activité depuis 05 ans.

Un port sec en perspective

Le Togo ambitionne d’améliorer le fret à destination des pays de l’hinterland en portant le volume de marchandises qui transitent vers ces économies enclavées de 3,786 millions de tonnes à 10,230 millions de tonnes/an d’ici 2040. Et pour y parvenir, Lomé prévoit la construction d’un port sec, principal canal d’échanges du pays avec l’extérieur.

Sa réalisation est prévue grâce à un Partenariat Public Privé (PPP). Il présente de multiples opportunités d’investissement pour les opérateurs économiques. Les autorités togolaises recherchent des partenaires capables d’assurer la conception, la mobilisation du financement, la construction, l’exploitation et/ou la maintenance de cette plateforme portuaire.

Avec le Port de Lomé, le Togo maintient son hégémonie sur le segment du transbordement en Afrique de l’Ouest et du centre. La plateforme togolaise s’est vue à nouveau, décerner la prestigieuse distinction du meilleur port de transbordement pour la troisième année consécutive en juin 2019.