La culture du riz occupe une place non négligeable dans l’agriculture togolaise. Les chiffres d’un recensement agricole ont révélé que 45% des producteurs de riz vivent dans la région des Plateaux et 29% dans la région de la Kara. Pour permettre à ceux-ci de contribuer à l’augmentation de la production du riz dans la région, le gouvernement a initié le Projet de développement de la production rizicole à Kara (PDPR-K).

Le PDPR-K est un projet qui entend promouvoir la culture du riz de bas-fonds dans la région de la Kara ; créer plus d’emplois pour les jeunes ; améliorer le revenu des ménages et par la même occasion les conditions de vie des populations, conformément à l’axe 2 du Plan national de développement (PND).
Déjà, le projet a permis d’aménager 41 hectares de terres dans la préfecture de Bassar à Katcha, de construire une digue en béton cyclopéen avec gabion et enrochement sur 210 mètres linéaires, d’installer un forage, de construire un abri tracteur et une aire de séchage de 200 m2.
Dans la préfecture de Danpken à Tapoune, le PDPR-K a rendu possible l’aménagement de 52 hectares de terres, la construction d’une digue en béton cyclopéen avec gabion et enrochement sur 220 mètres linéaires, la construction d’un magasin de 120 tonnes, d’un hangar avec une décortiqueuse implantée, une aire de séchage de 200 m2 ainsi que la réalisation d’un forage.
En réalité, le projet veut améliorer la production nationale, ce qui contribuera à réduire le niveau les importations de riz au Togo. Pour y parvenir, les principaux instigateurs comptent aménager des sites de bas-fonds de la région de la Kara pour améliorer le niveau de maîtrise de l’eau, limiter les effets des aléas climatiques, organiser les producteurs, améliorer leur accès aux moyens de production à travers la mise en place d’un système de crédit et d’équipements, vulgariser les nouvelles techniques de production et promouvoir un système d’information efficient pour faciliter l’accès aux marchés.