Le riz est la céréale la plus appréciée par les Togolais après le maïs et le sorgho. Ce qui a aiguillonné les autorités à multiplier des politiques agricoles pour booster davantage la production dans cette filière. En témoignent le Projet d’aménagement hydro agricole de la basse vallée du fleuve Mono (PBVM) et les résultats en matière d’autosuffisance alimentaire qui en ont découlé.

La production du riz au Togo était estimée à près de 85.637 tonnes en 2008. Mais grâce aux projets rizicoles multiformes, ce chiffre est passé à 145.000 tonnes en 2018, soit un taux d’accroissement de plus de 64% en dix (10) ans.
En ce qui concerne le Projet d’aménagement hydro agricole de la basse vallée du fleuve Mono (PBVM), il a été initié en 2006 par le gouvernement avec l’appui de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) et de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) à hauteur de quatorze (14) milliards de francs CFA dans le canton d’Agomé Glozou.
Plusieurs années après sa mise en œuvre, les résultats sont probants. On note entre autres la construction d’une digue de protection contre les inondations dans le milieu ; la construction de douze (12) latrines communautaires et soixante-quinze (75) latrines familiales ; la mise en place d’une mini-adduction d’eau potable pour l’alimentation en eau potable ; l’extension d’une ligne électrique de 9 kilomètres ; la construction de pistes de désenclavement de 25 kilomètres ; la construction de sept (07) magasins ; l’indemnisation des parcelles ; la formation sur les techniques agricoles ; la gestion de l’eau etc. Aussi, le site d’exploitation du projet dispose de trente-huit (38) coopératives, quatre (04) nouvelles pompes de 367 litres/s de débit pour l’irrigation, une station d’appoint avec deux (02) pompes de 180 litres/s pour le débit etc.
Logiquement, le PBVM vise à contribuer à la sécurité alimentaire à travers la vulgarisation et l’appropriation des techniques modernes des cultures intensives (comme l’irrigation, une production de 4000 tonnes par campagne ; l’utilisation d’intrants agricoles, la mécanisation etc.) ; à réduire la dépendance du Togo en matière d’importation du riz ; à améliorer le niveau de vie et les revenus des populations bénéficiaires ; à créer plus d’emplois dans la zone.