Au cours de cette dernière décennie, le Togo a pris la mesure de l’importance d’une autosuffisance alimentaire, faute de quoi le développement des communautés à la base sera voué à l’échec. Une batterie de projets a été mise en œuvre notamment le Projet d’aménagement des terres agricoles de la plaine de l’Oti (PATA-Oti) dont l’étude de faisabilité a été réalisée en 2013.

Evalué à plus de soixante-douze (72) milliards de francs CFA sur une période de quatre (04) ans, appuyé par la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea), le PATA-Oti est un programme qui œuvre pour la sécurité alimentaire ainsi que la réduction de la pauvreté, principalement dans la région des Savanes (Kpendjal, Naki-Est, Oti, Oti sud, Tandjouaré) et dans une préfecture dans la région de la Kara (Dankpen). A terme, il permettra d’augmenter la production et la productivité de la culture du riz, des cultures maraîchères et de quelques arbres fruitiers.

Composantes

Par-dessus tout, il contribuera essentiellement à la création de nouveaux emplois et à l’amélioration de l’environnement dans la zone du projet. Le PATA-Oti repose sur dix (10) principales actions identifiées par le gouvernement : l’aménagement hydroagricole de 2000 hectares de terres agricoles irriguées ; le développement en pluvial d’environ 7000 hectares ; le désenclavement de la zone du projet ; le développement de la pisciculture ; la construction d’infrastructures socio-économiques, de santé et de commercialisation. Le PATA-Oti vise à garantir une alimentation en eau potable ; la mise à disposition des agriculteurs des intrants agricoles ; l’acquisition de matériel agricole ; la vulgarisation et la sensibilisation au profit des bénéficiaires ; la formation des cadres et des associations des usagers sur la gestion des installations et équipements de production, d’irrigation et d’eau potable.
Quelques mois après sa mise en œuvre, les prémices ont jailli sur les bénéficiaires avec l’amélioration des productions agricoles, animales, halieutiques, maraîchères, la création d’emplois, le développement des localités, l’augmentation des revenus des populations.