Il est difficile de concevoir le développement socioéconomique sans la construction et/ou la rénovation des infrastructures socioéconomiques, éducatives, sanitaires etc. Durant la dernière décennie au Togo, près de 1000 milliards de francs CFA ont été consacrés à l’amélioration du trafic routier. Durant les cinq (05) prochaines années, les pouvoirs publics préparent le même montant pour le même objectif. Aussi, le pays ne perd pas de vue les grands chantiers en matière d’infrastructures socioéducatives. L’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb) a mené des actions concrètes sur le terrain avec des résultats perceptibles. Elle a récemment lancé les travaux de construction des ouvrages socio collectifs dans la région maritime.
Les communautés de Hlancopé et d’Agbodjékpoé (préfecture de Zio), de Kpondavé, d’Amegnona Kondji et de Tona Kondji (dans le Yoto) ont remis, en avril 2020, les sites d’implantation des microprojets d’infrastructures de base aux entreprises sollicitées pour leur réalisation.
Dans les détails, un forage photovoltaïque sera construit dans le village de Hlancopé ; un autre sera installé à Kpondavé. Au même moment, Agbodjékpoé sera doté d’un bâtiment scolaire de 03 classes meublées, annexé d’un bureau, d’un magasin de stockage et d’un bloc latrines de 03 cabines. De surcroît, un centre communautaire sera construit à Tona Kondji tandis qu’une piste de 3,5 kilomètres et une emprise de 20 mètres seront réhabilitées à Amegnona Kondji, reliant le village à celui de Gboto Zévé.
Globalement, 106 millions de francs CFA ont été mis à la disposition de ces communautés pour mener à bien les travaux qui seront prêts au bout de 04 mois. D’après les responsables de l’Anadeb, cette enveloppe fait partie d’un financement de plus de 05 milliards de francs CFA accordé par la Banque mondiale pour aider 200 communautés pauvres ciblées du pays. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet des Filets sociaux et services de base (FSB) mis en place par le Togo pour construire ou réhabiliter les infrastructures de base, et ce faisant, accroître l’accès des populations aux services socioéconomiques afférents.
Par-dessus tout, il s’agit d’une action qui trouve place dans une approche de Développement conduit par les communautés (DCC) elles-mêmes. En développant les infrastructures dans ces localités, l’Anadeb entend offrir aux bénéficiaires, les moyens d’augmenter leurs revenus, de s’épanouir et de s’autosuffire. En d’autres termes, de conduire proprement, à travers un cadre institutionnel bien défini et l’appui du dispositif technique mis en place, leurs processus de passation de marchés de bout en bout, en toute conformité avec les normes légales en la matière.