Ifad : la promotion de l’agrobusiness et l’autonomisation des jeunes togolais

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La création des Instituts de formation en alternance pour le développement (Ifad) répond aux besoins de développer les pôles de transformation agricole, consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion, comme mentionné dans l’axe 2 du Plan national de développement (PND). Principalement, le Togo veut fusionner l’efficacité de la formation dans ces centres aux travaux pratiques qui s’y déroulent pour revitaliser l’agrobusiness sur le plan national et permettre aux jeunes de s’autosuffire financièrement.

La création de ces instituts est un moyen pour professionnaliser les acteurs de l’agrobusiness. Dans les prochains mois, plus d’Ifad seront construits sur l’étendue du territoire pour près de 10 milliards de francs CFA. Une autre preuve de la volonté des autorités à offrir une formation de qualité aux Togolais. Pour preuve, elles prévoient également la construction de 03 collèges universitaires dans les régions, 25.000 nouvelles salles de classes pour éviter le surpeuplement en milieu scolaire, l’équipement et la connexion des lycées, la gratuité des inscriptions aux examens nationaux etc.

Pourquoi les Ifad ?

Le pays a mis en place, depuis juin 2018, un Institut de formation en alternance pour le développement (Ifad) à Elavagnon dans préfecture de l’Est-Mono (située à 235 kilomètres de la ville de Lomé). Il a la capacité d’accueillir près de 450 élèves et forme des jeunes diplômés (BEPC ou Baccalauréat), leur donne les techniques et des notions en aquaculture. Au bout de trois (03) ans, l’Ifad leur permettra de devenir des professionnels de l’aquaculture et de créer leurs propres entreprises aquacoles.
Idéalement, l’objectif est d’accompagner les acteurs vers des pratiques modernes (plus de 90% d’éleveurs sont dans des pratiques traditionnelles), augmenter la production (qui s’établit à 4,8 millions de têtes de bovins et caprins ; 22,5 millions de volailles ; 27.000 tonnes pour les produits de la pêche en 2017) de soutenir le développement de l’aquaculture, de combler le déficit en produits halieutiques et de faire de la jeunesse un acteur important du développement économique. Grâce à cette formation de qualité qui garantit une adéquation avec l’emploi, l’Etat togolais veut endiguer ou réduire le chômage et le problème de sous-emploi des jeunes.
Un autre Ifad à Barkoissi a permis d’installer une filière de formation aux métiers de l’élevage de petits ruminants, de volailles, de porcins et contribue au développement de la filière laitière. Construit sur une superficie de 320 ha, le coût total de sa réalisation est estimé à 65 milliards de francs CFA. Au cours des cinq (05) prochaines années, le gouvernement compte implanter une dizaine d’autres sur le territoire national. Ils seront orientés vers la logistique, le bâtiment, les transports, le numérique etc.