Diminution de la dette et Amélioration du taux de croissance au Togo: le FMI optimiste y croit dur comme fer

Après s’être penché sur les entrées d’Investissements directs étrangers (initialement estimés à 85,9 milliards de francs CFA en 2019) qui devraient connaître une croissance annuelle moyenne à deux chiffres d’ici 2024, le Fonds monétaire international (FMI), après sa dernière revue dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit (FEC), s’est montré optimiste et prédit une réduction de la dette publique togolaise ainsi qu’une augmentation du taux de croissance en 2020.

Le Fonds monétaire international (FMI), lors du point de presse, a encouragé les efforts du gouvernement togolais qui va au-delà des moyens dont il dispose pour réduire significativement le déficit budgétaire, la dette publique et par ricochet, progresser dans les réformes structurelles et du secteur financier.

En s’appuyant sur des chiffres, le FMI a renseigné que « la reprise économique se raffermit ». D’après les estimations, « la croissance économique s’est accélérée, passant de 4,9% en 2018 à 5,3% en 2019 et surtout à 5,5% en 2020, essentiellement sous l’effet de la demande intérieure. Les crédits au secteur privé ont augmenté de 3,6% (en glissement annuel) et l’inflation s’est établie à 0,4% (en glissement annuel) en fin septembre 2019 » a laissé entendre le chef de mission, Ivahosina Razafimahefa.

Pour ce qui est de la dette publique, la délégation du Fonds monétaire international (FMI) est convaincue qu’elle sera en baisse et devrait tomber à 70% du PIB à la fin de l’année 2019. Mais, « il est essentiel de persévérer dans l’assainissement budgétaire pour réduire davantage les vulnérabilités liées à la dette » a conseillé les représentants du FMI. Cette lueur d’espoir existe aujourd’hui parce que : « plusieurs mesures liées à l’administration des recettes ont été mises en œuvre notamment la création et l’harmonisation des numéros d’identification fiscale ; l’instauration de télé procédures dans le but de réduire les coûts de mise en conformité ; les retenues à la source et les cautionnements provisoires pour garantir le recouvrement des recettes, les contrôles internes pour lutter contre la corruption et la réduction des exonérations fiscales etc. » ont-ils reconnu.

De fait, la continuation de la mise en œuvre de ces réformes améliorera l’efficacité des dépenses publiques et fera du Togo un pays prospère et épanoui. Toutefois, le FMI se dit « ouvert pour continuer à travailler avec le gouvernement togolais dans le cadre d’un nouveau programme. Ici au Togo, nous avons obtenu de très bons résultats ».

Togo : gros efforts d’apurement de la dette extérieure

Les statistiques indiquent que le Togo avait décaissé près de 65 milliards de F Cfa pour apurer les arriérés et les instances. En ce qui concerne le taux d’endettement à fin février 2019, il est de l’ordre de 70,7% dont 50,7% de dette intérieure du PIB et 20% de dette extérieure du PIB. Le gouvernement Togolais a poursuivi les efforts d’apurement des arriérés en mettant en place des plans de trésorerie et d’engagement pour éviter l’accumulation de nouveaux arriérés.

Par ailleurs, il convient de rappeler que le Togo a respecté l’ensemble des critères qui lui permettent de bénéficier des appuis financiers de la Facilité Elargie de Crédit (FEC). Cette démarche trouve son fondement dans la vision et les réformes préconisées dans le Plan national de développement (PND).

L’Etat togolais toujours à pied d’œuvre

Suite au dernier passage de l’équipe du Fonds monétaire international (FMI) et de la mission de revue de la Facilité élargie de crédit (FEC) il ressort des travaux à Lomé que le Togo a respecté tous les critères fixés par le Fonds. La croissance est au rendez-vous en atteignant 4,9% du PIB en 2018. Le Togo a respecté le critère de convergence de l’UEMOA fixant le déficit budgétaire à moins de 3% du PIB soit deux ans avant l’échéance convenue entre les États membres. C’est le résultat de la discipline budgétaire dont fait preuve l’Etat togolais.

L’importance des réformes budgétaires

Les réformes budgétaires structurelles et les autres programmes de réformes ont connu une progression considérable. Outre les efforts d’apurement des arriérés pour un montant de FCFA 65 milliard en 2018 les autorités ont mis en place des plans de trésorerie et d’engagement pour éviter l’accumulation de nouveaux arriérés.

Les nouvelles dispositions ont pour objectif d’améliorer la qualité de l’investissement public en exigeant de tous les ministères concernés qu’ils appliquent une priorisation sur la base d’une analyse coûts-bénéfices. Elles améliorent davantage l’environnement des affaires en facilitant les mutations et enregistrements fonciers. Ces résultats remarquables s’expliquent également par la volonté des autorités de poursuivre le programme de réformes structurelles, notamment en accélérant le recouvrement des arriérés d’impôts, en renforçant les contrôles fiscaux et douaniers, en instaurant une politique de budget-programme pluriannuel et en apportant un soutien aux petites et moyennes entreprises.

Des réformes sont également en cours dans le secteur financier. En somme, l’amélioration de l’environnement des affaires et des infrastructures publiques, le secteur privé ont joué un rôle prépondérant en tant que moteur de la croissance économique. La position de la balance courante devrait rester globalement conforme aux fondamentaux de l’économie et aux orientations de politique économique