Depuis plus d’une décennie, le Togo s’est véritablement lancé sur le chemin de la modernisation à tous les niveaux de la société. Beaucoup de chantiers de mise en place des services sociaux de base, de construction et/ou réhabilitation de routes et autres infrastructures vitales au développement socioéconomique se sont succédé. Même s’il reste quelques points à améliorer, ces différents efforts commencent par transformer structurellement l’économie du pays.

Les ports

Le Togo détient l’unique port en eau profonde dans la sous-région, capable d’accueillir des navires de 3ème génération. Il confirme son leadership dans le Golfe de Guinée avec plus de 1,4 millions d’Equivalents vingt pieds (EVP) brassés en 2018. En 2019, ce port a été désigné comme la meilleure plateforme de transbordement pour la troisième année consécutive. En 2017, le port de Lomé supplantait celui de Lagos pour le trafic global de conteneurs. En 2019, il est passé devant celui d’Abidjan en matière d’activités de transbordements en volume. La même année, un nouveau port de pêche d’une capacité d’accueil de 300 à 400 pirogues, d’hébergements de 3000 pêcheurs, 5000 mareyeurs et transformatrices de poissons a été inauguré à Gbétsogbé (environ 10 km de Lomé).

Les routes

Les infrastructures routières connaissent également une modernisation soutenue. Le réseau routier togolais compte 11.777 km dont environ 2101 km de routes nationales revêtues et 1473 km de voiries urbaines. Le pays totalise 1294 km de routes nationales non revêtues et 6802 km de pistes rurales. Ces progrès ont permis de porter le taux des routes en bon état de 18 à 29% et de faire descendre le pourcentage des routes en mauvais état de 49 à 40%.

Les aéroports

Le Togo dispose de deux (02) aéroports : l’aéroport international Gnassingbé Eyadema avec une superficie de 413 ha et l’aéroport international de Niamtougou (à 450 km de Lomé). Le premier a enregistré 246.000 passagers sur les premiers mois de l’année 2019 avec en ligne de mire une performance de deux (02) millions de passagers d’ici 2022. Par ailleurs, après les travaux d’extension et la construction du nouveau terminal inauguré en avril 2016, l’exploitation aéroportuaire a rapporté au budget national la somme de 3,54 milliards de francs CFA en fin septembre 2019.