A la suite d’un long processus de transformation, Togo Cellulaire et Togo Telecom se sont fusionnés en 2017. Conséquence ? Le groupe Togocom est né et a été privatisé dans la foulée pour répondre aux besoins sans cesse croissants du marché des télécommunications. Quels sont ses besoins ? Pour les assouvir, une cession était-elle indispensable ?

La privatisation de l’opérateur historique Togocom n’est pas née ex-nihilo mais repose sur des raisons fondamentales. La première est d’ordre financier et technique : « la compétence du conglomérat malgache Axian (un des repreneurs) n’est pas à escamoter. C’est un groupe leader dans l’Océan Indien. Il avait l’avantage de présenter une offre avec Emerging Capital Partners comme partenaire, une société qui contrôle la banque Oragroup dont l’introduction en bourse a été un succès (…). En devenant majoritaire, le consortium acquiert les licences fixe et mobile. Il s’est engagé à investir 160 milliards de francs CFA sur sept (07) ans pour améliorer et densifier le réseau en termes de couverture mobile mais aussi pour l’installation de la fibre optique dans le pays » a confié la ministre des Postes et de l’Economie numérique, Cina Lawson.

Avantages

De fait, cette opération devrait accélérer le développement et les investissements dans le secteur des télécommunications ; offrir une meilleure qualité de services et des prix compétitifs au bénéfice des populations et des entreprises ; soutenir la stratégie de développement mise en place par le pays etc.

En outre, cette privatisation pourrait permettre au Togo de lancer la 5G à l’horizon 2021 comme mentionné dans le cahier des charges. Pour le gouvernement, l’objectif est de « mettre en œuvre sa politique nationale de développement qui soit financée par le secteur privé. Pour que ce changement soit concret pour la population, il faut qu’il se matérialise par des investissements comme celui-ci ».

Dorénavant, Togocom va se doter des moyens nécessaires à la réalisation de ses ambitions, même les plus affolantes. Elle pourra consolider davantage sa capacité d’investissement et bénéficiera des dernières innovations en matière de Technologies de l’information et de la communication (TIC), ce qui lui permettra de développer, en bonne et due forme, de nouveaux segments de croissance.

Logiquement, on pourrait se demander si cette privatisation à 51% ne constitue pas un réel danger en terme de management. Face à cette inquiétude, le gouvernement rassure : « L’ouverture du capital est le fruit d’une longue décision dont l’objectif n’est pas de licencier. L’important est de rassurer les employés sur le fait que l’Etat reste propriétaire à 49% et qu’il ne sera pas possible de faire n’importe quoi. Nous avons été très clairs sur ce point auprès des partenaires ». Voilà qui devrait rassurer la population togolaise qui scrutera dorénavant les prestations du groupe Togocom, de qui l’on attend une gestion efficace et efficiente ainsi que des innovations technologiques profitables aux citoyens.