La microfinance est en forte progression au Togo, une bonne nouvelle pour les porteurs de projets. En effet, les plus vulnérables, notamment les femmes, ont beaucoup de mal à trouver un emploi. Le seul moyen de survie dont elles disposent est d’entreprendre une activité génératrice de revenus. C’est  ce niveau qu’intervient la microfinance, pour aider les hommes et les femmes à concrétiser leurs rêves et à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Comment donc créer une microfinance au Togo ? La réponse dans la suite.

Une autorisation préalable est obligatoire

Au Togo, l’inclusion financière est une réalité. Aujourd’hui, près de 2 millions de Togolais ont recours aux services de la microfinance. Cela dit, certaines institutions de microfinance continuent à exercer sans autorisation, et donc de façon illégale. A ce sujet, le ministère de l’Economie et des Finances rappelle que la loi portant réglementation des systèmes financiers décentralisée (SFD) stipule que l’exercice de l’activité d’épargne et / ou de crédit est soumis à une autorisation préalable délivré par le ministère chargé des Finances. Faute de quoi, l’institution de microfinance pourra être interdite d’exercer ses activités…

7 microfinances récemment interdites d’exercer au Togo

Le ministre de la planification du développement et de la coopération, Demba Tignokpa, a récemment annoncé que sept institutions de microfinance (IMF) ne sont plus autorisées à exercer leurs activités au Togo. Dans le détail, les services financiers décentralisés (SFD) visés par cette mesure de retrait d’agrément sont deux IMF et un réseau avec quatre caisses membres :

  • La Mutuelle assistance et Appui pour le Combat contre la Misère (Pagouda, Nord-Togo) ;
  • Le Fonds Social de Solidarité (F2S) à Kara ;
  • L’Union des Caisses d’Epargne et de Crédit du Togo (UCECTO) à Lomé et 4 membres de son réseau (la Caisse d’Epargne et de Crédit – CEC – Fraternité à Agou Gare, le CEC Patience à Kpélé-Govié, la CEC Alodo à Tabligbo et la CEC Mawuli à Kpalimé).

Cette mesure prise par le ministre en charge du secteur s’inscrit dans le cadre du projet d’assainissement du secteur de la microfinance au Togo, dans le but « d’assurer sa viabilité et de lui permettre de jouer pleinement son rôle d’outil de financement alternatif ».