Les togolais sont connus pour être travailleurs. Ce mot n’est-il pas d’ailleurs présent dans la devise du pays : “Travail, Liberté, Patrie” ? Et il est important que ce labeur, cette faculté à mobiliser l’énergie et l’intelligence humaine, participe autant au développement individuel, social, économique et financier de ceux qui le mette en oeuvre, qu’au Togo qui a besoin de tels individus pour reprendre la place qui est la sienne sur la scène régionale, continentale et mondiale.

Aujourd’hui nous revenons sur 3 success stories d’entrepreneurs togolais qui participent à l’essor agricole du pays.

Daniel Komlan : après la finance, le courage d’entreprendre dans la transformation du soja

Histoire singulière que celle de Daniel Komlan : issu d’une famille d’agriculteur, il s’éloigne pourtant de la terre en suivant une formation dans la finance pour travailler ensuite dans le même domaine pendant près de 20 ans. C’est en 2011 qu’il quitte tout pour revenir à ses racines et à son amour de la terre avec une idée : trouver une source de protéine fiable pour l’élevage des bêtes.

Il s’intéresse donc tout naturellement au soja et un ami fait venir au Togo une presse lui permettant d’extraire l’huile du soja et de garder le tourteau pour la nourriture du bétail. Il achète rapidement une deuxième machine pour pouvoir traiter jusqu’à 30 tonnes de soja par mois. Aujourd’hui il en traite plus de 600 tonnes, s’est positionné sur le secteur du soja bio, a créé sa propre marque d’huile Sojor, fait travailler 8000 producteurs et exporte même 1000 tonnes de tourteaux en France.

Tout cela a été rendu possible grâce au PAEIJ-SP mis en place par le gouvernement.

Yao Toyo : dirigeant de JCAT qui valorise la filière du soja bio togolais

Dire que Yao Toyo est à l’origine des bons résultats du Togo en tant que producteur et exportateur de soja bio est proche de la vérité. Après des études agricoles à l’université de Lomé et un premier emploi dans une ONG au Togo, Yao Toyo crée sa société JCAT pour permettre aux producteurs de soja d’obtenir des débouchés sur le marché mondial. Les débuts sont difficiles et il décide d’orienter les 500 producteurs avec qui il travaille vers le bio à destination de l’Union Européenne. En 3 ans, il passe de 2000 tonnes à 15000 tonnes et le nombre de producteurs partenaires dépasse aujourd’hui les 10 000 !

Il est en train de construire une usine d’une capacité de 6000 tonnes qui a été visitée par SEM Faure Gnassingbé en janvier, exporte vers 4 gros clients de l’industrie française et s’intéresse de plus en plus en la transformation de la matière première. Ce développement record sur 3 ans a été effectué grâce au PAEIJ-SP dont bénéficie la société JCAT de Yao Toyo.

Les femmes vaillantes d’Anié : la coopérative de riz togolais

C’est une histoire magnifique que celle des Femmes Vaillantes d’Anié qui se sont organisées en Coopérative agricole de production de riz. Car le riz est un des ingrédients principal d’un plat renommé à Anié (mais également dans tout le pays et sur le continent) : le Watché.

Et cette fois c’est un autre programme, le Projet de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO) de la Banque Mondiale, qui est venu booster l’activité de ces femmes. Avec une production au départ très artisanale, un étuvage tout venant dans une marmite d’eau et un rendement de 2 tonnes à l’hectare, elles obtiennent aujourd’hui un riz de grande qualité sans brisures (contre 3% de déchets auparavant) grâce à l’utilisation d’une étuveuse et un rendement de 7 tonnes à l’hectare grâce à des technique de production agricole améliorées (repiquage des plants au lieu de semis en poquet ou à la volée).

Ces trois exemples sont la preuve même que la politique de développement agricole mise en place par le gouvernement porte des fruits qui sont bien au-delà des espérances et place le Togo sur la voie du développement et de l’autosuffisance alimentaire (en 2019, le Togo s’est positionné comme le premier exportateur de soja bio en Afrique de l’Ouest et comme le 5ème sur le continent africain.