Ces derniers jours, plusieurs vidéos circulent sur les réseaux sociaux relatant d’éventuelles bavures policières sur les personnes qui violeraient le couvre-feu instauré par le gouvernement togolais pour lutter contre le Covid-19. Pour faire respecter les mesures de confinement généralisé et de distanciation, le Togo avait constitué un bataillon de 5.000 agents de maintien de l’ordre. Mais dans ce contexte extrêmement stressant, il semblerait que certains agents utilisent parfois la manière forte pour faire respecter la loi.

Bien que ces incidents restent minoritaires, la ligue togolaise des droits de l‘homme en la personne de son président tire la sonnette d’alarme pour avertir sur certaines dérives. Cependant, toutes les forces vives de la nation togolaise y compris le gouvernement sont contre l‘usage de la force pour imposer le confinement. Le Togo compte d’abord sur la conscience de population pour dépasser rapidement cette période de crise sanitaire.

 

Le gouvernement de Faure Gnassingbé promet des sanctions

 

Selon Monsieur Payadowa Boukpessi, ministre de l’Administration territoriale, les forces de l’ordre auraient reçu la consigne de veiller au respect des mesures mises en place par le gouvernement avec le respect strict des droits des citoyens. Monsieur le ministre a insisté sur le cadre légal dans lequel opèrent les forces de l’ordre et tout abus constaté est systématiquement sanctionné. Le ministre a également voulu rappeler à la population que le maintien de l’urgence sanitaire est dans l’intérêt de tous.

En effet, la loi togolaise prévoit toute une batterie de sanctions à mettre en place quand des violations des mesures de restriction de mouvement sont observées par les forces de l‘ordre. Aucun besoin d’utiliser la force dans ce genre de situation. Même avec une situation sanitaire compliquée le respect de la loi ne doit pas se faire en piétinant des droits fondamentaux des citoyens togolais.