En termes simples, les cultures de rente sont des cultures tournées principalement vers l’exportation. Au Togo, les produits de la culture de rente représentent environ 30% de l’ensemble des produits exportés par le pays. Fortement développées à l’aune de la révolution verte des années 1970, les cultures d’exportation de l’agriculture togolaise concernent essentiellement le coton, le café, le cacao et l’huile de palme. Eclairage.

Le coton

Le coton est la première culture de rente au Togo. Depuis 2009, c’est la NSCT (Nouvelle société cotonnière du Togo) qui gère sa production. Une production d’environ 100 000 tonnes de coton par an, sensiblement inférieur au niveau atteint pendant les années 1990, qui était de 180 000 tonnes par an. Ainsi, l’une des missions de la NSCT est d’aider les producteurs à atteindre les 200 000 tonnes par an à l’horizon 2022. C’est dire l’importance du coton pour l’économie du pays. Pour vous donner un ordre de grandeur, le coton est le second poste d’exportation derrière les phosphates. Notons enfin que bien que le secteur ait souffert de la chute du prix du coton en 2014, sa production reste néanmoins stable.

Le cacao

Le cacao est la deuxième plus grande culture rentière du Togo, et le pays en produit environ 10 000 tonnes chaque année. Quand on compare le volume de production togolais aux géants régionaux que sont la Côte d’Ivoire et le Ghana, on peut raisonnablement parler de production marginale. A eux deux, le Ghana et la Côte d’Ivoire se partagent 70% des parts de marché du cacao.
D’origine coloniale, la production du cacao est exclusivement basée à Kpalimé, Atakpamé et Badou. Il en va de même pour le café. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on appelle ce trio de ville « triangle de café et de cacao ».

Le café

Le Togo produit aussi du café, à hauteur de 5 000 à 8 000 tonnes par an, précisément dans le sud-ouest du pays (là où se trouve les villes du « triangle café et cacao »). L’une des caractéristiques de cette culture rentière est qu’elle a remplacé la forêt naturelle qui se trouvait dans cette région. Comme le cacao, la culture du café est également d’origine coloniale. Au début du 19e siècle, les Allemands, ayant remarqué que la région des Plateaux disposait d’un climat adapté, ont introduit la culture du café.
La production du café au Togo a beaucoup évolué depuis les années 1990, grâce notamment à l’introduction d’un matériel génétique plus performant. Aujourd’hui, les plantations de café couvrent plus de 40 000 hectares. Toutefois, la récolte et la plantation se font toujours de manière manuelle.

L’huile de palme

La culture du palmier à huile se fait principalement dans les régions des Plateaux et Maritime (respectivement 52,3% et 39,4% des surfaces exploitées). En outre, la culture rentière du palmier à huile est la seule qui réunit le plus de ménages dirigés par les femmes. C’est d’ailleurs la grande spécificité de cette culture d’exportation au Togo. Notons enfin que depuis la modernisation de la production de l’huile de palme, soutenue par les organisations internationales, les conditions de travail des femmes du secteur se sont grandement améliorées.